3 à 4 parents sur 10 cherchent des jeux-jouets à moindre prix… au risque de payer le prix fort à terme !
Lors d’un sondage réalisé en novembre dernier, environ 4 parents d’enfants de 4-14 ans sur 10 reconnaissaient avoir acheté pour partie des jeux-jouets « pas chers » depuis le début de l’année, jonglant entre achats de 2nde main, shopping chez des discounters-déstockeurs et commandes sur des plateformes de e-commerce « à bas coûts » pour la plupart localisées en Extrême-Orient.
Une proportion un peu moins importante, plus proche de 3 sur 10 avaient également réalisé ou projetaient de le faire pour une partie de leurs cadeaux de fin d’année. Un chiffre raccord avec une autre mesure effectuée parallèlement, indiquant qu’un peu plus du 1/3 de ces mêmes parents prévoyaient de réduire leur budget de dépenses de jeux-jouets sur la période de Noël.
Situation fort légitime dans le contexte où les problèmes de pouvoir d’achat des familles font la Une de l’actualité presque quotidiennement.
L’analyse des déclarations des parents, tous circuits confondus, permet d’identifier environ 15% qui fréquentent les sites des géants du e-commerce chinois comme Temu, AliExpress ou Shein pour y dénicher des articles low-cost destinés à leurs enfants ou à ceux de leur entourage, ignorant ou faisant fi des alertes lancées par la filière sur les dangers pour les enfants par les jouets sans marque vendus sur ces plateformes, dont 9 sur 10 ne respectent pas les normes de sécurité de l’UE. Des jouets dangereux à plus d’un titre : fabriqués avec des matières toxiques, faisant courir des risques d’étouffement ou d’étranglement à des enfants en bas-âge, de qualité très discutable lorsqu’ils comprennent des composants électriques ou électroniques… Sans oublier les contrefaçons.
Faire plaisir, mais pas à n’importe quel prix !
En somme, près d’1 parent sur 6 à informer ou à encore convaincre que faire plaisir à ses enfants, ça ne se fait pas à n’importe quel prix, car la sécurité des jouets a aussi un prix. Une démarche de même nature que celle visant à contrecarrer les effets néfastes de la fast-fashion en matière d’environnement, avec les mêmes achats à bas prix auprès des mêmes opérateurs de vêtements et d’accessoires de mode proposés à moins de 10 € la pièce, voire moins.
Livraison à domicile en temps record comprise… en assumant de faire payer à tout le monde le prix fort de cette empreinte carbone immodérée, que leurs enfants paieront peut-être eux-mêmes de leur propre santé demain. Alors même que cette génération de parents a conscience des dangers encourus par les gaz à effet de serre, le bien-être de la planète étant un sujet de partage familier entre parents et enfants : 2/3 des ados de 11-14 ans (67%) en parlent régulièrement en famille, et 1/3 avec leurs copains-copines (34%)***. Entre plaisir à faible coût et conduite vertueuse, discours de façade et réel engagement, la dualité est souvent bien difficile à assumer !
Décidément, entre créer plus de temps & d’occasions de jeu**** et mettre une partie des shoppers en face de leurs contradictions pour le bienfait de leurs enfants, les acteurs de la filière ont bien plus à faire que simplement développer de nouveaux produits et les promouvoir auprès de leurs cibles.
Sources : FamilyBus – vague novembre 2025 ; Revue du Jouet/FJP – octobre 2024 ; FamilyBus – vague novembre 2023 ; article « À la une » du 3 février 2026 « Le marché des jeux et jouets a pris deux « sept » d’avance ! »



