L’ influence de la pub sur la prescription enfantine

La forte pénétration des plateformes de VOD dans les foyers avec enfants mineurs (près de 90% des familles sont abonnées à au moins un service de vidéo à la demande, Netflix et Disney+ en tête) a pour conséquence une exposition moindre des enfants aux publicités qui leur sont destinées. Même si YouTube, les réseaux sociaux ou encore les applis de jeux sont des espaces où ils sont aussi exposés (quand ils ne passent pas les pubs…).

Pour autant, les enfants restent publiphiles : drôles, divertissantes ou tout simplement informatives, les publicités leur permettent de découvrir de nouveaux produits et/ou de nourrir leurs centres d’intérêt. 

69% des 7-14 ans nous disent demander régulièrement à leurs parents de leur acheter un produit qu’ils ont découvert grâce à une publicité. Si les filles comme les garçons sont également influencés, le pic des demandes se situe en fin de Primaire, à 9-10 ans (77% demandent régulièrement à leurs parents de leur acheter des produits vus dans une pub). Un âge charnière, où les centres d’intérêt et les envies se démultiplient, entre jeux-jouets, encore un peu, jeux vidéo, loisirs créatifs, produits alimentaires et déjà, produits issus de la mode.

Les moins influençables ? Les 13-14 ans (même si 54% disent demander des produits à leurs parents après avoir vu une pub). Certes, ils ont à cet âge plus de recul sur la publicité (et sur leurs chances d’obtenir gain de cause auprès de leurs parents, « ça marche moins bien que quand j’étais petite ! », nous dit Nolwenn, 14 ans) mais surtout, leurs envies naissent aussi, de plus en plus, de l’influence des pairs, de ce qu’ils voient dans la rue ou dans les séries. A l’adolescence, rien de tel que les copains ou qu’une série populaire pour susciter le désir…

Source : Familybus, novembre 2025, 600 répondants âgés de 7 à 14 ans