Regard sur les jeux de construction
Avec près de 9 garçons sur 10 âgés de 4 à 14 ans ayant au moins demandé un jeu de construction à Noël 2025, sans compter le nombre de passionnés bien plus âgés en ayant également demandés ou se les étant offerts eux-mêmes, la catégorie a plus qu’un effet locomotive sur le marché.
Faisant partie depuis des générations des fondamentaux des jeux d’apprentissage pour les plus jeunes, les jeux de construction sont des jouets « presque parfaits », permettant d’améliorer la dextérité et la motricité fine, de découvrir les lois de l’équilibre, contribuant au développement de la créativité, avec des bénéfices majeurs sur le développement psychomoteur.
En empilant des cubes, en encastrant des pièces de puzzles et en assemblant ses premières briques, le tout-petit se construit lui-même, auto-stimulé par le système d’apprentissage par « essai-erreur », où il faut essayer, ajuster, corriger, recommencer… et surtout faire à sa guise en dehors de contraintes, en testant toutes sortes d’associations et de combinaisons possibles. Mémoire, logique et concentration sont aussi mises à contribution. C’est en ce sens et avec toutes ces vertus que le jeu de construction s’inscrit comme une « activité modèle ».
Chez les enfants un peu plus âgés, en fin de maternelle et à l’âge de raison, la construction prend de la hauteur et se structure, devenant un jouet pour se raconter des histoires, où l’on bâtit des châteaux ou des maisons pour y faire évoluer des personnages. Mais également des véhicules pour les faire voyager et donner plus de richesse à leurs aventures. Mix de suivis d’instructions de montage et de construction à son gré, blocs de bois, barrettes magnétiques, tiges métalliques ou en plastique, briques colorées de toutes tailles et de formes variées servent la plupart du temps à créer des décors de jeu les plus réalistes possibles, en avant-propos et en guise de mise en scène du jeu lui-même, où l’on s’amuse à faire évoluer des personnages et des véhicules, sur fond de licences du moment (de plus en plus) ou sur des thèmes « classiques » intergénérationnels (de moins en moins). Le territoire de l’imaginaire, où « c’est parfois plus amusant de ne pas suivre forcément les plans des modèles ! ».
La règle change plus on avance en âge, avec des pré-ados, des ados et des Kidultes qui trouvent dans le jeu de construction une activité de détente, un passe-temps, un dérivatif et non plus un jeu, à la recherche d’un moment de calme, de décompression. Fi de la créativité : ce qui compte avant tout, c’est de reproduire méticuleusement et avec exactitude les modèles proposés, que ce soient des vaisseaux spatiaux ou des voitures de course, des personnages ou des décors emblématiques, des bouquets de fleurs ou des animaux. Des modèles de collection à exposer, où la satisfaction provient de la reproduction à l’identique, en suivant pas à pas la notice d’instruction, ou pas ! Le domaine des licences… où l’on retrouve ses héros en toute intimité, mano a mano.
Des héros qui apparaissent eux-mêmes bien souvent comme des modèles ! Mais ça, c’est une autre histoire.
Cependant, quel que soit l’âge, et quel que soit l’amusement ou le bénéfice recherché dans ces jeux de construction, la constante demeure dans le plaisir immuable de faire avec ses mains, le plaisir tactile de manipuler et d’assembler, et ce, quels que soient les modèles.
Sources: baromètre FamilyBus – novembre 2025 ; verbatim garçon de 8 ans, lors d’échanges quali en magasin avec des consommateurs sur leurs perceptions des véhicules & jeux de construction – février 2026


