Késako ? Youtublish
Peut-être avez-vous déjà entendu parler de la docteur Dieu-Osika, pédiatre à l’hôpital Jean-Verdier à Bondy. Sa spécialité ? Elle s’occupe des enfants de moins de 4 ans accros aux écrans.
Et quand on dit « accros », ce n’est pas qu’une expression : il s’agit d’enfants qui souffrent de véritables retards de développement et de troubles liés à leur surexposition aux écrans (moteur, langage, socialisation, troubles du sommeil, difficultés à gérer les émotions, troubles alimentaires…).
Côté langage, s’ils ne communiquent pas, ces enfants sont toutefois capables de parler : « Aucune mission n’est trop dure, car mes amis, ils assurent », « Prête pour un petit tour dans les airs ! ».
Vous aurez certainement reconnu dans ces expressions des phrases des membres de la Pat’ Patrouille…
Un exemple pour illustrer le « Youtublish » : ce que les médecins appellent plus précisément du « langage plaqué », c’est-à-dire des mots, des phrases, que les enfants répètent parce qu’ils les entendent à longueur de journée sur YouTube ou sur d’autres chaînes.
Pour combler les retards, pas de demi-mesure : il faut un sevrage complet et le plus tôt possible. « Si le sevrage commence avant ses deux ans, l’enfant va vite rattraper son retard. Après deux ou trois ans, il y a des progrès mais certains troubles demeurent. »
Sources : Elle magazine, France Info


