40% : la part des parents qui utilisent l’IA pour chercher des jeux-jouets

L’intelligence artificielle s’installe dans le parcours d’achat des parents, et l’univers du jeu et du jouet est loin d’être à la marge. Mais si les parents font de plus en plus appel aux recommandations de l’IA, ils ne sont pas prêts pour autant à lui déléguer la décision finale !

Parmi les parents d’enfants de 3 à 11 ans, près de 6 sur 10 (57%) déclarent utiliser, au moins de temps en temps, des outils d’intelligence artificielle pour rechercher des produits (tous univers confondus), des idées de cadeaux ou comparer des pistes d’achat pour leur enfant. L’usage n’est donc pas marginal : l’IA prend sa place en amont de l’achat, au moment où le parent cherche, explore et sélectionne.

Dans cet « univers jeunesse », les jeux et jouets occupent une place de choix : 43% des parents utilisateurs de l’IA pour les produits liés à leurs enfants déclarent rechercher des jeux ou des jouets. Ils devancent les livres (35%) et les produits de loisirs créatifs (25%).

Il est vrai que le jeu et le jouet constituent des catégories de produits où le choix peut parfois devenir complexe : l’âge de l’enfant, ses centres d’intérêt, le prix, la dimension éducative, la présence ou non d’une licence, la nouveauté… autant de critères qui peuvent se prêter à une recherche à la fois conversationnelle et personnalisée.

Mais l’usage de l’IA ne signifie pas que les parents lui abandonnent leur pouvoir de décision : si 68% déclarent que les recommandations issues de l’IA influencent leurs décisions d’achat, seuls 22 % déclarent acheter souvent les produits recommandés.

La situation la plus fréquente est celle du parent qui « écoute » … puis vérifie, pour près de la moitié des parents (46%). L’IA semble ainsi davantage s’imposer comme une aide à la décision que comme un prescripteur que l’on suivrait aveuglément. Elle peut faire émerger des idées, réduire le champ des possibles, comparer ou orienter mais le choix final reste largement humain.

L’âge des enfants fait évoluer la relation à l’IA.

Le jeu et le jouet reste le premier univers de recherche parentale entre 3 et 11 ans, mais le poids évolue : 47 % chez les parents d’enfants de 3 à 8 ans, 32 % chez ceux de 9 à 11 ans.

On peut supposer que les parents des pré-ados s’appuient davantage sur les préférences directement exprimées par leur enfant, sur des marques ou encore sur des univers déjà connus et appréciés. Mais aussi, que la place des jeux et jouets baisse dans les centres d’intérêt des 9-11 ans et donc, dans les requêtes des parents…

Pas de fracture nette entre pères et mères

Le recours à l’IA pour rechercher des produits pour les enfants est identique chez les deux sexes : 59% chez les mères et 58 % chez les pères.

Une différence apparaît toutefois dans l’influence déclarée de l’IA sur les achats : 65% des mères contre 73% des pères déclarent que les recommandations IA influencent assez leurs décisions.

Des pères plus « technophiles » ?

Une technologie omniprésente… mais pas forcément rassurante

91% des parents déclarent se sentir de plus en plus exposés à des contenus générés par l’IA. Et lorsque l’on s’intéresse à l’impact de cette « origine IA » sur leur confiance, 54 % déclarent qu’elle la diminue. Seulement 12 % disent au contraire qu’elle la renforce. Les parents intègrent l’IA à leur environnement numérique sans pour autant considérer que ce qu’elle produit est automatiquement fiable.

Une exigence très claire : dites-moi quand l’IA intervient !

90% des parents souhaitent que les marques indiquent clairement lorsqu’un contenu, une publicité etc ont été générés par une intelligence artificielle.

L’IA entre donc dans le jeu… sans prendre la place du joueur (Yves, sors de ce corps !)

Elle s’installe dans les étapes intermédiaires du choix : chercher, découvrir, comparer, obtenir des idées, réduire les options.

Mais le parent conserve un « droit de regard ». Il consulte, demande, compare, vérifie et décide.

L’IA devient un nouvel interlocuteur du parcours d’achat parental. Un interlocuteur que l’on écoute, mais auquel on ne fait pas encore totalement confiance.

Et c’est probablement là que se situe aujourd’hui le véritable enjeu : non pas savoir si les parents utilisent l’IA, mais jusqu’où ils accepteront de lui faire confiance.

Source : étude Junior City, les parents et le digital, juin 2026