« No kids » : les 2/3 des parents comprennent… jusqu’à un certain point

Le mouvement « No kids » fait régulièrement parler de lui : restaurants, hôtels, transports voire quartiers résidentiels… De plus en plus d’offres et de lieux revendiquent des espaces préservés du bruit et de l’agitation des enfants. Une tendance qui interroge, bien évidemment, la place accordée aux enfants (et par là même aux familles) dans l’espace public.

Qu’en pensent les parents ? Les résultats de notre étude dessinent une réalité plus nuancée que celle à laquelle nous aurions pu nous attendre.

Les parents comprennent le besoin de tranquillité

Premier enseignement : loin d’être dans une posture de confrontation, les parents se montrent plutôt compréhensifs : 65 % déclarent ainsi comprendre que les personnes sans enfants aient envie d’être tranquilles. Une proportion particulièrement homogène selon les profils : mères, pères, parents de tout-petits et de pré-ados, CSP+ et CSP-, tous s’accordent sur ce point.  

Autrement dit, être parents n’efface pas la compréhension du besoin de calme. Les parents savent eux-mêmes ce que signifie vivre avec le bruit, l’agitation et les contraintes liées aux enfants. Bref, le besoin « d’échappée » leur parle aussi !

Comprendre n’empêche pas le sentiment désagréable de se sentir indésirable

Car parallèlement, les parents font l’expérience de difficultés à trouver leur place : près du tiers (29%) partagent qu’il est aujourd’hui plus compliqué de trouver des lieux accueillants pour les familles avec enfants. Cette perception est nettement plus forte chez les parents de jeunes enfants : elle atteint 39 % chez ceux avec enfants de moins de 6 ans, contre 23 % chez ceux ayant des Collégiens.

Même constat concernant le sentiment d’exaspérer leur entourage : 32 % des parents disent l’avoir déjà ressenti, mais cette proportion monte à 42 % chez les parents d’enfants de moins de 6 ans et reste à 35 % chez ceux de 7-8 ans, avant de redescendre progressivement avec l’âge. Un ressenti également plus fort du côté des mères (33 % contre 26 % chez les pères)

Le même phénomène apparaît lorsqu’on regarde l’évitement : 31 % des parents ont déjà renoncé à fréquenter certains lieux par peur que leur enfant dérange (47 % chez les parents d’enfants de moins de 6 ans, 35 % chez les mères contre 26 % chez les pères).

Plus les enfants sont jeunes, plus les parents semblent donc ressentir la tension entre vie familiale et espace public.

Au fond, les résultats montrent que les parents ne sont pas forcément contre les espaces sans enfants. Ils sont davantage sensibles au sentiment que les enfants ne seraient plus les bienvenus.

Source : Familybus, avril 2026